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3ième Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse

‘Valeur & Discipline’


LA CAMPAGNE DE 1813

Au quartier général du 2ème corps. à MARIENBOURG. le Colonel d'AFFRY recueillit les quelques éléments helvétiques et tenta d'y mettre un peu d'ordre. Il y avait là initialement :

11 hommes du 1er régiment avec le capitaine ROSSELET
70 hommes du 2ème régiment avec le capitaine RUSCA
87 hommes du 3ème régiment avec le capitaine THEILER
43 hommes du 4ème régiment avec le commandant BLEULER.


Leur nombre s'accrut quelque peu de jour en jour.

Mais comme les Russes approchaient et que les Prussiens allaient s'allier avec eux, ordre fut donné le 1er janvier 1813 de gagner KUSTRIN, par Deutsch KRONE , par une marche d'une centaine de lieues. Formés en quatre compagnies provisoires, les Suisses séjournèrent quinze jours à KUSTRIN, où ils reçurent quelques recrues venant des dépôts de France. Mais il fallut y renvoyer bon nombre de survivants de l'effroyable tragédie, qui étaient inaptes à faire campagne et qui allèrent compléter leurs 3ème bataillons restés aux dépôts.
Ne restèrent à KUSTRIN que 234 hommes formés en trois compagnies aux ordres du capitaine JOSS. Quant aux rapatriés, partis le 24 Janvier de KUSTRIN , ils retrouvèrent dans les hôpitaux de BERLIN 200 de leurs camarades malades ou blessés. ils gagnèrent MAGDEBOURG, où ils reçurent pour la première fois depuis juin1812 une solde régulière et ils allèrent passer le Rhin à MAYENCE, et, de là, gagnèrent leurs dépôts respectifs.
Celui du 3ème avait été rapproché de LILLE à LANDAU ; il était commandé par le Colonel de MAY, qui n'avait pas pu prendre part à la campagne de Russie, et son effectif atteignait 629 hommes, dont 350 de retour de Russie.
BUCHER commandait le bataillon de guerre, avec l'adjudant-major KUNKLER et les capitaines DONATZ, THEILER, TAGLIOROTTI et HIRZEL.
Plusieurs officiers Suisses en surnombre passèrent dans les régiments français, d'autres furent réformés ou démissionnèrent.
Les quatre bataillons de guerre furent envoyés en Hollande et y formèrent une demi-brigade aux ordres du Colonel ABYBERG, du 2ème régiment.
Le 1er septembre 1813, le Général Baron AMEY, chargé d'organiser la défense du Royaume de Westphalie devant la menace d'une avance des Russes et des Prussiens, prit sous son commandement la demi-brigade Suisse. Celle-ci fut dirigée sur MINDEN, moins le 4ème régiment qui resta à CRONINGUE.
Les trois bataillons, avec un effectif de 1.916 hommes, formèrent le noyau du "Corps d'observation de la WESER". Le 1er bataillon, attaqué dans BREME par l'ennemi, brûla 24.000 cartouches et perdit 2 officiers et 107 hommes, mais mit 700 Russes hors de combat.
Le colonel ABYBERG, parti de MINDEN avec le 2ème bataillon pour aller au secours de BREME, dut faire demi-tour et la retraite générale fut alors décidée.
La Westphalie fut abandonnée. Les équipages du Général AMEY, du Préfet, des trois bataillons Suisses, les familles des fonctionnaires et les Caisses Publiques furent expédiés à OSNABRUCK,. sous la garde du 3ème bataillon.
Toutes les troupes reçurent l'ordre de repasser le Rhin et les régiments étrangers furent licenciés, sauf les Suisses, auxquels l'Empereur garda sa confiance. (Ceux qui étaient restés à KUSTRIN y furent assiégés et durent se rendre, faute de vivres, le 7 mars 1814).
Les trois bataillons de marche furent dispersés dans les places de la rive gauche du Rhin. Le 3ème bataillon servit d'escorte au Général AMEY jusqu'à JULIERS. Quand ce dernier partit pour prendre le commandement d'une division du corps MACDONALD, le 3ème régiment rejoignit le 2ème avec lequel il rentra à WESEL le 19 novembre 1813. Ils s'y trouvèrent à nouveau sous les ordres du Général MERLE et fournirent quelques détachements aux garnisons voisines.
Bien qu'amoindris par les maladies et quelques désertions, les Suisses se plaignirent qu'un ne les menât pas à l'ennemi. Le Général MERLE leur répondit:
"Je connais les Suisses que j'aime et que j'estime. J'aurai sans cesse présente à ma mémoire leur valeureuse conduite dans la campagne de Russie, les six assauts qu'ils ont repoussés à POLOTSK et les belles charges à la baïonnette qu'ils ont exécutées à la mémorable bataille de la Bérésina. Les braves et loyaux Suisses doivent avoir confiance en moi. Je désirerais qu'ils puissent se servir chacun de deux fusils ; je les leur ferais délivrer sur le champ..."

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