Historique

Visiteurs

Bienvenu sur le site  du

3ième Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse

‘Valeur & Discipline’


Petit historique du 3ème régiment suisse


Le 3ème RÉGIMENT suisse est issu de la Capitulation conclue 27 septembre 1803 entre la France et la Suisse pour la levée de quatre régiments de quatre mille hommes chacun. Ces unités remplacent les anciennes demi-brigades helvétiques recrutées en 1798.


Le 3ème RÉGIMENT SUISSE fut fondé en septembre 1806 et placé sous le commandement du colonel LOUIS DE MAY. Il est tout d'abord cantonné dans les Flandres. En décembre 1807 son effectif est d'à peine trois mille hommes. C'est cette même année qu'il reçoit son aigle.


Le 3ème participe à la meurtrière campagne d'Espagne, il y combat les partisans, en 1808 le troisième bataillon capitule à Baylen avec l'armée du général DUPONT. Un grand nombre de soldats périront en captivité sur les pontons de Cadix ou sur l'îlot de Cabrera.


En 1811 notre régiment se dirige sur Magdebourg pour se joindre aux trois autres régiments suisses et former une division du corps d'armée du maréchal OUDINOT. Le 24 juin 1812 les Suisses franchissent le Niémen, le 3ème aux ordres du colonel THOMASSET, et laissant la Grande Armée en route pour Moscou, ils se dirigent sur Polosk.


Vainqueur en août, vaincu en novembre, la fin de l'année 1812 voit le beau régiment écarlate et noir descendre vers la Bérézina où l'attend un lamentable spectacle. Les vainqueurs de la Moskova ne sont plus qu'une longue file de traînards. Affecté à la division MERLE, le 3ème attend que les ponts soient terminés, la dernière poutre posée, il franchit la rivière et va s'établir sur la rive droite dans la forêt de Stachowa. Par un froid polaire les Suisses résistent à tous les assauts, protégeant la retraite de la Grande Armée. Sur les sept mille suisses ayant passé le Niémen cinq mois plus tôt, trois cents à peine en reviennent. Pour les Suisses cette hémorragie équivaut à la fin de l'épopée impériale.


A la première abdication les 4 régiments prêtent serment à Louis XVIII. Lors des cent jours ils refusent de trahir ce serment et rentrent en Suisse. Après Waterloo, les Bourbons signent une nouvelle Capitulation pour deux régiments de la Garde Royale et quatre d'infanterie de ligne. La révolution de 1830 mettra fin à la présence des troupes suisses au service de la France.


Organisation en 1806


L'ensemble du corps accordé à la France représentait seize mille hommes plus un bataillon valaisan et un neuchâtelois. Ce contingent, comme nous l'avons vu précédemment était réparti en quatre régiments de quatre mille hommes chacun.

Le commandement et l'administration des troupes suisses étaient assurés par le Colonel Général des Suisses, cette charge à été occupée par le maréchal LANNES puis par le maréchal BERTHIER.

Chaque régiment se composait d'un État-major et de quatre bataillons.

L'État-major était divisé en un grand État-major formé d'officiers supérieurs et un petit État-major formé de sous-officiers.

Chaque bataillon était fort de neuf compagnies dont huit de fusiliers et une de grenadiers. En 1806 la deuxième compagnie de fusiliers fut transformée en compagnie de voltigeurs. Les compagnies de voltigeurs et de grenadiers étaient nommées compagnies d'élite et les compagnies de fusiliers compagnies du centre.

Par la suite ont adjoint à chaque régiment suisse une compagnie d'artillerie avec 2 pièces de trois livres.

Le régiment avait sa musique qui faisait partie du petit État-major. Il possédait aussi sa propre justice comme il était de tradition dans les régiments suisses au service étranger.

Share on Facebook Share on Twitter Share via e-mail Print