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3ième Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse

‘Valeur & Discipline’


EN FLANDRE, et en HOLLANDE.

Cette douloureuse série de combats et d'épreuves ne concernait que la moitié du régiment, l'autre (en principe les 3ème et 4ème bataillons) était restée en Flandre sous le commandement du major WEBER.
Celui-ci, excellent officier, était le frère de Jean WEBER, Inspecteur Général des milices bernoises et Général des troupes helvétiques, tué au combat de Frauenfeld en 1798.
Sous les ordres des commandants BUCHER et d'ORELLI, les éléments instruits avaient été répartis le long des côtes de Flandre, sur lesquelles planait la menace d'un débarquement anglais. Le 17 mars 1808, le régiment dut envoyer tout son effectif disponible à BLANKENBERGHE, où cette menace se précisait. il y forma un bataillon provisoire de 437 hommes qui, rien ne s'étant produit, ne rentra à Lille que le 14 décembre, ayant perdu par les fièvres plus de 100 hommes.
Trois semaines plus tard; deux compagnies de ce bataillon repartaient pour Dunkerque où les rejoignirent le 9 janvier 1809 les grenadiers et les voltigeurs, ce qui portait l'effectif à 923 hommes.
En mai, ce bataillon, partit par alerte pour l'île de Gadzand, aux bouches de l'Escaut, où l'on annonçait comme imminente l'arrivée d'une flotte anglaise, qui ne vint pas. ..
Le 12 juillet, 200 hommes quittèrent Lille pour Gravelines, d'où ils escortèrent jusqu'à BRUGES un parc d'artillerie, puis de là, ils rejoignirent "en poste" le reste du bataillon.
L'Angleterre ayant promis à l'Autriche une importante diversion par 45.000 hommes, qui devaient débarquer aux bouches de l'Escaut, la 21ème demi-brigade y fut envoyée et le bataillon BUCHER y fut incorporé. Elle couvrit les deux rives de l'Escaut et ses fies, notamment celles de GADZAND, de BEVELAND et de WALCHEREN.
La bonne conduite et le zèle des Suisses leur valut les éloges des généraux et les capitaines GESSNER et CHAPUIS furent décorés. Quant au 4ème bataillon du régiment, il fut l'élément de base du dépôt de Lille, y recevant et instruisant les recrues arrivant de Suisse. Ses grenadiers formèrent à Lille la garde du Maréchal MONCEY, duc de CONEGLIANO, lorsqu'il vint prendre le commandement de l'armée de la tête des Flandres". Ils lui firent escorte du 21 août au 27 septembre 1809.
Le 3 juillet 1810, le 4ème bataillon gagna BRUGES et rejoignit le 3ème avec lequel il assura la garde des îles de GADZAND et de ZELANDE.
C'est à Berg-op-Zoom, sur l'Escaut, que le Colonel THOMASSET rentrant de sa campagne en Espagne, en reprit le commandement le 25 avril 1811.
A la date du 1er octobre de cette année, le 3ème régiment qui avait incorporé en cinq ans, par apports successifs, plus de 6.000 hommes, n'en comptait plus que 3.090, soit : 1.221 dans la 17ème division militaire, 629 au dépôt, 70 en Espagne, 127 en route et 1043 prisonniers des britanniques.
Son chef de corps, le Colonel de MAY (dont un frère était colonel de l'ex-régiment émigré de WATTEVILLE au service de l'Angleterre), qui ne s'était rendu à BAYLEN que sur l'ordre du Général DUPONT, parvint à obtenir son échange et fut libéré sous l'engagement de ne plus servir contre l'Angleterre et ses Alliés. Il vint donc résider à Lille, où il eut le plaisir de recevoir son adjudant-major, Charles VONDER WEID, fait prisonnier comme lui à BAYLEN sur un navire et qui danois. avait réussi à s'échapper de SELRIK