Visiteurs

Bienvenu sur le site  du

3ième Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse

‘Valeur & Discipline’


LA FIN.

Quand Paris fut pris par les Alliés, il restait encore à GREFELS, JULIERS, WESEL et MAESTRICHT environ un millier de soldats suisses, dont 353 du 3ème régiment.
A l'invitation des généraux MERLE et DURUTTE, ils arborèrent la cocarde blanche et déclarèrent qu'ils adhéraient sans réserve à la nouvelle dynastie.
Le Colonel de MAY à LANDAU, chercha à éviter la suppression des régiments Suisses et sollicita du Landamann REINHARDT le rappel de ses troupes pour protéger le territoire helvétique. Mais c'était trop tard. Il reçut l'ordre d'expédier à WESEL 294 hommes disponibles des 2ème, 3ème et 4ème régiments encore à LANDAU, sous le commandement du Chef de Bataillon PEYER-IMHOF, mais la place fut cernée par les Bavarois de DE WREDE , qui avait rallié les rangs alliés, et dut se rendre. Le dépôt général des quatre régiments à Besançon, où les Suisses tenaient la citadelle, dut aussi se rendre après un siège, qui leur occasionna de nouvelles pertes.
Après l'abdication de Fontainebleau, un lieutenant apporta aux Chefs des détachements suisses de Sélestat, LANDAU, MAYENCE et WESEL la décision de la Diète les libérant de leur serment à l'Empereur et les autorisant à servir les Bourbons.
Lorsque le Colonel de MAY reçut ces instructions, en présence de deux officiers, il déclara qu'en tant que Suisse il s 'y soumettrait. Mais le Général de VERRIERES, Commandant d'armes, décida de continuer à défendre la place avec deux régiments français. Une partie des officiers Suisses du 3ème régiment se rangèrent à ses ordres et refusèrent d'obéir à leur chef, ce qui valut par la suite de graves ennuis au Colonel de MAY.
En Avril 1814 les places de WESEL, JULIERS et GRONINGUE furent rendues aux hollandais, ainsi que BERG-OP-ZOOM, où le Général BIZANET, remportant une dernière victoire de l'Empire, avait infligé une cuisante défaite aux britanniques qui l'assiégeaient.
Les bataillons Suisses de guerre rentrèrent à Lille et BOUCHAIN puis furent répartis entre PARIS, METZ, AMIENS et ARRAS.
Le dépôt du 3ème régiment fut alors transféré à STRASBOURG là, le capitaine FORRER, qui ne cessait d'accuser le Colonel de MAY de trahison depuis la capitulation de LANDAU, obtint qu'une enquête fût ouverte à ce sujet, disant que le Colonel avait eu des intelligences avec un général Russe pour lui livrer la place.
Le Duc de VALMY mit de MAY aux arrêts de rigueur, malgré les protestations de celui-ci, qui se couvrait de la décision de la Diète et mit à son tour FORRER aux arrêts pour insubordination.
C'est alors que le 3ème bataillon de marche reçut l'ordre de rejoindre ARRAS, où il arriva le 27 janvier 1815 et fut réuni au 1er régiment Suisse.
Lors du débarquement de NAPOLEON au Golfe Juan le 1er mars 1815, les 2ème et 4ème régiments Suisses étaient chargés de la garde des Tuileries et, comme leur chef, le Colonel d'AFFRY, ils refusèrent de se joindre aux troupes françaises repassées au Service de l'Empereur. lis furent désarmés dans leurs casernes et y restèrent consignés
Quant aux bataillons des 1er et 3ème régiments, ils furent expédiés d'ARRAS sur PARIS dans des chariots à quatre roues, mais ils ne trouvèrent ni chefs, ni instructions au passage à AMIENS et à CHANTILLY.,
Gardant leurs fanions fleur-de-lys et leurs cocardes blanches ils traversèrent sans incident les troupes françaises et à Paris se joignirent au 2ème régiment.
Le Colonel de MAY, Violant ses arrêts, avait tenté de rejoindre ces troupes à DOULLENS, mais, ayant appris que Louis XVIII avait fui en Belgique, il suivit les équipages royaux jusqu'à Tournai, puis rentra en Suisse par FRANCFORT et FRIBOURG-en -BRISGAU.
Le 1er avril parvint enfin aux unités suisses, l'ordre de la Diète de réintégrer le territoire helvétique. La quasi-totalité des militaires de tout grade obtempéra à cet ordre, malgré les offres d'enrôlement des autorités françaises.
Pourtant le Colonel STOFFEL, Baron de l'Empire, Suisse né en Espagne et appartenant depuis douze ans à l'Etat-Major Impérial, profitant du départ du Colonel de MAY, parvint à constituer un bataillon de marche suisse, à trois compagnies, avec 37 officiers et 270 soldats, dont 92 du 3ème régiment. Ce bataillon alla s'organiser dans le Nord, puis fit partie du 3ème corps, sous VANDAMME.
Lors de la bataille de WATERLOO, il se comporta bravement à l'assaut des ponts de WAVRE, où il perdit beaucoup de monde.
Lors de la retraite, laissant ses blessés à LOUVAIN, il fut dirigé sur Orléans, puis AGEN, où il fut licencié. A leur retour en Suisse, ses survivants furent durement et impitoyablement châtié sur ordre de la Diète :

Les officiers furent déclarés indignes de l'indigénat suisse.
Les sous-officiers et les soldats furent déchus du droit de servir dans les troupes "capitulées". ils eurent la tête rasée et reçurent cent coups de verge sur le front des troupes.



Le 3ème régiment, pendant tous les combats de l'Empire, demeura fidèle à la devise des troupes suisses "HONNEUR ET FIDELITE qui deviendra celle de notre Légion étrangère.

Share on Facebook Share on Twitter Share via e-mail Print